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AudiotourItinéraire du patrimoine juif

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    Introduction: Sur les traces de présences juives

    Durant l’Ancien Régime, au Luxembourg comme dans beaucoup d’autres parties de l’Europe, les Juifs ne jouissaient pas de la citoyenneté et étaient à la merci de l’autorité centrale ou des seigneurs locaux. Pendant plusieurs périodes ils étaient même frappés de l’interdiction du droit de résidence.
    L’annexion à la France Républicaine a marqué un tournant décisif dans l’histoire : à partir de cette date, les Juifs sont reconnus comme des citoyens égaux. Ainsi, pouvait se constituer au XIXe siècle une vraie communauté juive au Luxembourg. L’immigration de personnes de confession juive se fit par vagues successives, surtout après l’annexion de l’Alsace et de la Lorraine à l’Allemagne suite à la guerre franco-allemande de 1870. La neutralité politique du pays et la reconnaissance de l’égalité des citoyens fournissaient une base excellente au développement de la nouvelle communauté. D’à peine 100 membres en 1808 celle-ci atteint 3907 âmes en 1940. Suite à la prise du pouvoir par les nazis en Allemagne, en 1933, le nombre de familles juives augmentait plus rapidement.  L’intégration sociale se faisait à tous les niveaux de la société, dans les milieux politiques et les associations culturelles ou sportives. La présence juive dans le secteur de l’industrie et du commerce, tout comme dans les milieux culturels et artistiques, représente un enrichissement pour le pays à tous les niveaux. Ce furent des citoyens juifs qui introduisirent le concept de « grand magasin « à Luxembourg et inventèrent une architecture commerciale locale à la hauteur de ce défi. La clientèle honorait ces efforts, ce qui explique le succès des entreprises. De nombreuses associations firent usage des vitrines de ces magasins pour exposer leurs coupes de vainqueurs gagnées lors de championnats sportifs, leurs tableaux artistiques ou présenter d’autres projets de leurs associations. Le premier grand rabbin, Samuel Hirsch et la famille Godchaux furent à l’origine de la communauté religieuse locale. L’invasion du pays par les Nazis, le 10 mai 1940, représentait un choc terrible. Pendant le printemps de cette année encore, de nombreux commerçants juifs recrutaient toujours du personnel, ou venaient d’investir dans leurs entreprises. L’invasion força de nombreux juifs à partir dans la précipitation. Grâce à la société d’aide aux réfugiés juifs ESRA, respectivement au consul général à Bordeaux, Aristides de Souza Mendes et à bien d’autres personnes, qui au risque de leur propre vie, ont aidé les juifs à se sauver, près de 1000 réussirent à fuir et à s’installer aux Etats-Unis, ou à se cacher en France, au Portugal ou en Belgique. Le 5 septembre 1940, l’occupant allait appliquer à Luxembourg, les lois raciales de Nuremberg. Les entreprises et commerces dont les propriétaires étaient juifs furent placés sous séquestre ; les synagogues furent désaffectées, celles de Luxembourg et d’Esch-sur-Alzette démolies. En 1943, l’occupant déclarait le Luxembourg « judenrein ». Plus de 1.384 personnes juives sont mortes entre 1940 et 1945. Et pourtant, des Juifs luxembourgeois avaient réussi à s’engager dans la résistance et à combattre aux côtés des Alliés. Le Luxembourg leur doit sa liberté et la démocratie au lendemain de la Guerre. Plusieurs commerçants réussirent à reprendre et à relancer leur entreprise de laquelle ils avaient été expropriés. Leur retour à Luxembourg et la poursuite de leurs affaires dans ce pays et leur reconstruction comme communauté religieuse représentent un magnifique signe de confiance dans le pays. En 2015 le gouvernement luxembourgeois présentait ses excuses à la communauté juive pour les souffrances qui lui furent infligées et pour les injustices commises à son endroit pendant la seconde guerre Mondiale. Il reconnut en même temps la responsabilité de certains représentants de l’autorité publique dans l’incommensurable crime qui avait été commis.

  3. 1 Monument de la Shoah
  4. 2 Emplacement de la première synagogue
  5. 3 Grands magasins Knopf
  6. 4 Levy Au Progrès
  7. 5 Hertz-Jules "Au petit Louvre ", N°8
  8. 6 Maroquinerie Seckler, N°13
  9. 7 Sternberg Frères, N°28
  10. 8 Palais grand-ducal
  11. 9 Au Palais de l’habillement, N°13
  12. 10 Louis Ferdinand Fix (ancien n°1 de la rue)
  13. 11 Hertz-Grunstein, N° 9-11
  14. 12 Maison Moderne, N° 1
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    Introduction: Sur les traces de présences juives

    Durant l’Ancien Régime, au Luxembourg comme dans beaucoup d’autres parties de l’Europe, les Juifs ne jouissaient pas de la citoyenneté et étaient à la merci de l’autorité centrale ou des seigneurs locaux. Pendant plusieurs périodes ils étaient même frappés de l’interdiction du droit de résidence.
    L’annexion à la France Républicaine a marqué un tournant décisif dans l’histoire : à partir de cette date, les Juifs sont reconnus comme des citoyens égaux. Ainsi, pouvait se constituer au XIXe siècle une vraie communauté juive au Luxembourg. L’immigration de personnes de confession juive se fit par vagues successives, surtout après l’annexion de l’Alsace et de la Lorraine à l’Allemagne suite à la guerre franco-allemande de 1870. La neutralité politique du pays et la reconnaissance de l’égalité des citoyens fournissaient une base excellente au développement de la nouvelle communauté. D’à peine 100 membres en 1808 celle-ci atteint 3907 âmes en 1940. Suite à la prise du pouvoir par les nazis en Allemagne, en 1933, le nombre de familles juives augmentait plus rapidement.  L’intégration sociale se faisait à tous les niveaux de la société, dans les milieux politiques et les associations culturelles ou sportives. La présence juive dans le secteur de l’industrie et du commerce, tout comme dans les milieux culturels et artistiques, représente un enrichissement pour le pays à tous les niveaux. Ce furent des citoyens juifs qui introduisirent le concept de « grand magasin « à Luxembourg et inventèrent une architecture commerciale locale à la hauteur de ce défi. La clientèle honorait ces efforts, ce qui explique le succès des entreprises. De nombreuses associations firent usage des vitrines de ces magasins pour exposer leurs coupes de vainqueurs gagnées lors de championnats sportifs, leurs tableaux artistiques ou présenter d’autres projets de leurs associations. Le premier grand rabbin, Samuel Hirsch et la famille Godchaux furent à l’origine de la communauté religieuse locale. L’invasion du pays par les Nazis, le 10 mai 1940, représentait un choc terrible. Pendant le printemps de cette année encore, de nombreux commerçants juifs recrutaient toujours du personnel, ou venaient d’investir dans leurs entreprises. L’invasion força de nombreux juifs à partir dans la précipitation. Grâce à la société d’aide aux réfugiés juifs ESRA, respectivement au consul général à Bordeaux, Aristides de Souza Mendes et à bien d’autres personnes, qui au risque de leur propre vie, ont aidé les juifs à se sauver, près de 1000 réussirent à fuir et à s’installer aux Etats-Unis, ou à se cacher en France, au Portugal ou en Belgique. Le 5 septembre 1940, l’occupant allait appliquer à Luxembourg, les lois raciales de Nuremberg. Les entreprises et commerces dont les propriétaires étaient juifs furent placés sous séquestre ; les synagogues furent désaffectées, celles de Luxembourg et d’Esch-sur-Alzette démolies. En 1943, l’occupant déclarait le Luxembourg « judenrein ». Plus de 1.384 personnes juives sont mortes entre 1940 et 1945. Et pourtant, des Juifs luxembourgeois avaient réussi à s’engager dans la résistance et à combattre aux côtés des Alliés. Le Luxembourg leur doit sa liberté et la démocratie au lendemain de la Guerre. Plusieurs commerçants réussirent à reprendre et à relancer leur entreprise de laquelle ils avaient été expropriés. Leur retour à Luxembourg et la poursuite de leurs affaires dans ce pays et leur reconstruction comme communauté religieuse représentent un magnifique signe de confiance dans le pays. En 2015 le gouvernement luxembourgeois présentait ses excuses à la communauté juive pour les souffrances qui lui furent infligées et pour les injustices commises à son endroit pendant la seconde guerre Mondiale. Il reconnut en même temps la responsabilité de certains représentants de l’autorité publique dans l’incommensurable crime qui avait été commis.

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